Cataratas de Iguazu
17/04/2009 16:26 par vidalatina
Le lendemain lever 6h45, pour prendre le colectivo le plus tôt possible. Dans le bus, on est entre les touristes et les employés du parc, facilement reconnaissables à leur thermos et leur maté (bon, y avait aussi le logo sur le tee-shirt, mais ça fait moins typique !)
À l'arrivée, on a la bonne surprise de ne payer que 20$ (soit 4€) au lieu des 60$ prévus pour les étrangers !! On se repère sur le plan avec l'aide d'un gars du parc, qui nous donne des idées d'organisation de la journée. Il y a 3 itinéraires dans le parc : chemin supérieur, inférieur, et passerelle.
Le chemin supérieur passe d'une chute à l'autre, en amont. On voit donc le rio tranquille, le trou et l'eau qui tombe. On suit des chemins-passerelles en ferraille, donc impossible de se faire un passage dans la forêt tout seul.
Le chemin inférieur fait une boucle au pied des chutes. On voit donc la même chose qu'avant, mais d'en bas et d'un peu plus loin (ça évite la douche)
Depuis le chemin inférieur on peut prendre un petit bateau Playmobil® pour aller sur l'île San Martín. Sur l'île ça commence direct par un escalier bien raide qui débouche sur une boucle à peu près plate.
Pour la Semaine Sainte (du jeudi au dimanche), je suis partie en vacances comme toute argentine qui se respecte : direction Iguazu et ses cascades mondialement connues !!! J'avais mis Victoire et Jess dans ma valisette, pour pas être toute seule quand même 
Arrivées avec 4h de retard après une "nuit" de bus de 18h, on a commencé par chercher un hôtel où dormir ; on n'avait rien réservé avant de partir et c'était bondé, mais on a fini par dénicher un hostel sympatoch, avec piscine et petit déj inclus. Ensuite, achat des billets de colectivo et visite de la ville avec le soleil couchant.
On est arrivées au Hito avec la nuit, donc on a pu faire des folles devant l'obelisco et sur le monument sans que les policiers rappliquent
Après une séance photo digne des plus grands podiums, on s'est posées dans un resto sympatoch pour partager des pizzas (qui faisaient des fiiiiiils de fromage !!!) et on a filé se coucher. Demain, direction le parc 
Elle était partie bien loin vers le Pôle Sud ma Manonita Mojita, et elle nous est revenue toute entière et pleine de supers photos lundi soir, avec son petit avion à hélice qui s'est posé comme une fleur à l'aeroparque de BA 
Desafío relevé donc, tu as fait ton petit tour mais pas dit ton dernier mot. Et tu as aussi réussi à me donner encore plus envie de découvrir ce pays immense (si c'était encore possible !)
Est-ce que tu seras changée ? Sûrement, pleine des merveilles et des belles rencontres de ces 10 jours intenses au pays des pingouins.
Bon courage pour ton retour à la "civilisation"... encore que les guanacos doivent certainement plus civilisés que nous par moment...
PS : le titre n'a hélàs rien à voir avec un certain choeur de Noël... mais j'aime les parallèles ;)
Mardi soir, décès de Raúl Alfonsín, 1er président de la démocratie qui a succédé à 7 ans de dictature. 82 ans, cancer du poumon. Je l'ai appris en cours de comunicación política. Un "symbole" pour ce pays, quelques jours après le jour de la Memoria de los desaparecidos...
Le lendemain, "ciné" avec la fac puis cours de teoria y práctica diplomática à l'autre bout de la ville. J'y vais à pied. En passant sur Callao, je me trouve nez à nez avec une foule immense. On nous avait prévenus à la journée d'inté, le quartier du Congreso est régulièrement occupé par des manifs, mais là c'était particulièrement silencieux... En m'approchant, je constate que les gens suivent une file indienne qui serpente sur toute la largeur de l'avenue, en silence ; pas de barrières et très peu de flics, mais les gens se suivent très sagement. De temps à autre un groupe chante ou tape dans les mains. Régulièrement, des vendeurs de drapeaux ou de fleurs.
Au niveau du Congreso (un batiment tout gris tout moche), l'avenue est barrée : on ne peut pas approcher, même sur les côtés. Je me rends compte alors que la file qui serpente sur 4 blocs (soit plus de 450m x 6) est en fait une queue de porteños qui attendent leur tour pour passer devant le cercueil d'Alfonsín, lui rendre un dernier hommage. Je suis pas une matheuse, mais si on considère qu'on met deux personnes par mètre, ça fait environ 5 400 personnes... Et apparemment il y avait aussi la queue de l'autre côté du Congreso !!! A mettre à l'échelle de la mégalopole, mais quand même !
Aujourd'hui il était inhumé au cimetière de Recoleta... l'enterrement était public, car comme me disait Martín, il serait impensable de faire un truc privé ou restreint pour cet homme qui a travaillé à la reconstruction du pays. Idem, un monde fou dans les rues à la fin de la cérémonie, avec qui un drapeau, qui des roses, qui un badge...
L'événement a été utilisé politiquement aussi, parce que les argentins suivent apparemment assiduement les faits et gestes de leurs politiques. Quelques banderoles près du Congreso, dénonçant notamment le comportement du gouverment actuel envers Alfonsín et des messages incendiaires pour Krisis-tina comme ils l'appellent...
Un message qui m'a faite sourire : "Au cas où la population n'aurait pas assez d'argent en décembre, le gouvernement prévoit d'avancer Noël au mois d'août." Cynique, mais l'Argentine est hélas une "habituée" des crises à répétition...
Comme la Chuf s'inquiétait de ne pas voir l'ombre d'un cours sur mon blog, un petit article pour rassurer tout le monde (faut bien que les parents croient que je bosse...
). Oui, les cours ont commencé, et je viens d'arrêter mon choix sur les 5 suivants :
- Comunicación política : un cours de 3ème année sur le rôle croissant des médias et des communications de masse sur les démocraties modernes. Rôle également de la rétroaction de la communication. Études de la relation entre les nouvelles formes de communication et la participation politique.
- Teoría y práctica diplomática : étude de la diplomatie, particulièrement du point de vue argentin, en prenant en compte les nouveaux défis que cette discipline doit relever, avec l'utilisation de l'information et des nouveaux outils technologiques.
- Seminario de introducción a la problemática latinoamericana, ideas y procesos : un cours spécial poussmouss. Cours un peu généraliste sur l'Amérique Latine, portant notamment sur les évolutions qu'a connu le continent. Pour ce cours il me faudra rendre un mémoire sur le sujet que je veux...
- Política internacional contemporánea : Un peu comme un cours d'histoire des relations internationales, qui détaille les idéologies et les alliances avant de conclure sur leurs conséquences dans la marche du monde... rien que ça !!!
- Espagnol Borges : cours d'espagnol par niveau (ouaiiiis, je suis avec les avancés). On y verra tout ce qui touche à la rédaction (lettres, comptes-rendus...) en s'appuyant sur le fameux auteur argentin ; sans oublier le visionnage de films tous les 15 jours...
Le côté positif de la chose : des cours regroupés uniquement sur le mardi et le mercredi. Pratique et même nécessaire pour voyager dans pour un pays aussi immense...
Petite vue sur l'Obelisco planté au milieu de la plus large avenue du monde (non, je ne suis pas l'auteur de la photo).
A Buenos Aires, quand on est une étudiante en mobilité avec des poumons tout neufs (ou presque) comme moi, on ne se pose pas de questions en sortant de chez soi... mais ça fait plusieurs fois que je croise des gens, plus ou moins vieux, qui se promènent dans la rue, au supermarché avec un masque de chirurgien sur le nez.
Et bizarrement, quand on en a croisé un, on prend conscience de la pollution environnante. Exemple typique : un colectivo qui te démarre sous le nez !!! C'est sûr qu'ici ils roulent pas au gaz naturel, la question ne se pose même pas... la conscience écologique, on verra demain. D'autres questions plus urgentes restent à régler. À n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, il y a une circulation infernale : taxis, colectivos, camions, particuliers... Souvent quand je regarde le ciel au loin (genre au bout d'une loooongue rue), il est moins bleu, grisâtre ; non, il ne va pas pleuvoir, c'est juste le couvercle de pollution de BA. Ah, il est bien loin l'air pur des Andes...
Il faudra que je me promène un peu dans le pays pour voir d'autres villes. Selon les dires des porteños eux-mêmes, la capitale fédérale est très européenne, et ne retranscrit absolument pas la situation des autres provinces, beaucoup plus rurales, plus petites et plus "latinoaméricaines"...
La petite histoire reste classée confidentielle... Je peux seulement vous dire qu'il n'y a jamais de happy end à l'américaine pour les alfajores en Argentine ; et c'est pas nos estomacs qui vont s'en plaindre 
Pour le cours culinaire, un alfajor c'est une couche de dulce de leche coincée entre 2 biscuits sablés (non Manon, ils ne se cassent pas!), et ici on avait les copeaux de noix de coco en prime !!!
Voilou, les canaux inondés de Tigre ça donne ça. Les villas (plus ou moins grandes) s'enchaînent sur la rive, chacune avec son ponton privé plus ou moins submergé mais la boîte aux lettres toujours au sec.
Certaines ne sont visibles que quelques secondes, alors que pour d'autres on a le temps de voir venir... Assez marrant pour certaines, construites sur piloti et totalement entourées d'eau (pour sortir, maillot obligatoire). On en a aussi vu une en construction, d'autres complètement à l'abandon, une en forme de delta (copieurs !), des hôtels aussi avec les paillottes plantées sur une plage artificielle... de tout de tout de tout !!!
¡¡¡ Que liiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiindooo !!!
Pour nous la promenade, c'était du gâteau : le choix entre le pont et l'intérieur, assises à l'ombre ou au soleil, petit en-cas en cours de route...
Mais pour les gens qui habitent ici tous les jours de toute l'année, c'est pas exactement la même chanson. Le bon plan ici, c'est d'avoir son permis rame et l'aviron (ou le canoë) qui va avec. On a vu de tout :
- des pépés qui transportent les copains
- des mémés qui transportent les maris (oui oui!!!)
- des parents qui transportent les gamins
- des gamins qui se transportent tout seuls
- des filles qui doublent des mecs sans souci...
- ... et aussi des mecs galants qui rament (au sens propre comme au figuré) pour que la copine profite du paysage 
Se laisser aller au fil de l'eau... plutôt poétique comme moyen de locomotion, et toujours moins polluant que les bateaux des touristes 
Il allait assez vite notre poutpoutpout, cheveux aux vents et toutes voiles dehors (euh non, c'était un catamaran à moteur...).
Petites photos au fil de l'eau, slalom entre les vedettes et les avirons-ronron, petit en-cas avant l'arrivée... 2h sur l'eau, ça passe comme de rien. Si j'y retourne, j'aimerais bien avoir un bateau rien que pour nous, s'arrêter pour se baigner, repartir, se tromper de chemin...